Elora Veyron-Churlet rouvre l’enquête sur l’histoire de son frère. Diagnostiqué autiste à 19 ans, Siméon a grandi sans comprendre ce qui le différenciait des autres. Aujourd’hui encore, il tente d’apprivoiser ce diagnostic, aussi libérateur que difficile à encaisser. Pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour mettre des mots sur ses maux ?
« Quand il a fallu choisir une histoire à raconter, ça a été une évidence. Et pourtant, résumer dix-neuf ans en une vingtaine de minutes n’a rien d’évident. Ce travail m’a appris à avancer entre les flous et les tabous. À accepter aussi que certains silences disent parfois davantage que les mots. J’ai compris l’importance du temps dans la mise en récit : laisser respirer, laisser entendre. Il faut trouver sa juste place en tant que journaliste. Apprendre, petit à petit, à dépasser ses propres biais est une force pour cela. Parce qu’au fond, raconter une histoire comme celle-ci, ce n’est pas seulement chercher des réponses. C’est apprendre à regarder autrement. »
Elora Veyron-Churlet ESJ 2025-26
Avec :
- Estelle Joguet, psychologue spécialisée dans les Bilans psychologiques de l’Autisme
- Siméon, Fabienne et Josette, frère, mère et grand-mère d’Elora.
